Congé Solidaire Equateur - En moins de deux
Les villes à moins de deux heures

Mon congé solidaire en Equateur

J’ai mis un peu de temps à écrire cet article qui pourtant me tient vraiment à cœur. Il y a quelques mois j’ai testé une nouvelle forme de voyage : le congé solidaire.

Via mon entreprise, j’ai eu la chance de pouvoir partir 2 semaines en mission dans la forêt amazonienne en Equateur et j’en ai ensuite profité pour vadrouiller 1 semaine en loisir et en solo ! Ce voyage a été le voyage des premières fois :

  • 1er fois en Amérique du Sud
  • 1er congé solidaire
  • 1er voyage solo

Une vraie coupure, où j’ai pu remettre les pendules à l’heure et me reconnecter à notre environnement et à moi-même. Je vous en dis plus dans l’article mais vous le comprendrez vite ça a été pour moi le voyage de la renaissance.

Tu parles de congé solidaire, mais c’est quoi ?

Le congé solidaire international (CSI) est une période de congés pendant laquelle, il est possible pour un salarié, de participer à une mission de solidarité internationale. Autrement dit, sur une durée courte de 2 à 4 semaines, il est donc possible de prêter main forte à une structure locale pour apporter son savoir-faire dans un domaine et/ou sa motivation.

C’est dans ce cadre-ci que je suis partie en Equateur pour un congé solidaire de 2 semaines.

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux - Fôret amazonienne
Forêt amazonienne

Quelles ont été mes démarches ?

J’ai la chance de travailler dans une entreprise qui soutient fortement cette initiative et qui prend en charge l’intégralité du voyage dans les conditions de la mission.

Pour y avoir le droit, il m’a fallu réaliser une lettre de motivation à destination du service RH pour expliquer ma démarche et pourquoi je voulais faire un congé solidaire. Une fois ma candidature reçue, elle a été examinée et j’ai eu la chance d’être acceptée dans le programme.

Je sais que d’autres entreprises ne proposent pas ça du tout, du coup c’est à vous de faire les démarches et demander une participation à votre entreprise. Sinon, il est également possible de partir par ses propres moyens et de financer soit même la mission. L’avantage de ce dernier est que ça peut être défiscalisé.

Une fois ma candidature validée au sein de l’entreprise, j’ai du ensuite choisir ma mission chez Planète Urgence. Comme je m’étais bien renseignée auparavant auprès des collègues déjà partis et sur des forums, j’avais déjà bien identifié la mission pour laquelle je voulais postuler.

Ensuite, j’ai complété un dossier, puis j’ai eu un entretien téléphonique avec une personne de Planète Urgence pour connaître les démarches à entreprendre concernant la mission choisie. Puis j’ai écrit une autre lettre de motivation à destination du partenaire sur place. Comme c’était une personne francophone, je l’ai rédigé en français mais pour certaines missions, elle est demandée en anglais ou dans une autre langue (ça dépend du pays où vous souhaitez partir).

Après toutes ces étapes, l’acceptation de mon profil par le partenaire local et 2 jours de formation, avant de partir, dans les bureaux de Planète Urgence, me voilà presque prête à partir !

Le but de ma mission

Avec un groupe de 6 autres volontaires, je suis donc partie pendant 15 jours non-stop, coupée du monde dans la forêt amazonienne pour suivre la faune et de l’avifaune dans la Réserve du Rio Bigal en Amazonie Équatorienne. 

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux - trace
Trace de félin

Concrètement, j’ai participé au recensement et à la retranscription des données biologiques pour que la personne de l’association sur place soit en mesure d’évaluer l’évolution des espèces dans une zone naturelle protégée. Ces données serviront ensuite à la conservation et l’extension de cette zone naturelle.

Le déroulement de ma mission en Equateur

Il y avait une forme de routine qui a été installée pendant ces 15 jours. Voici donc un exemple d’une journée type :

  • Réveil aux alentours de 6h

A tour de rôle et en binôme, on préparait le petit déjeuner pour tout le monde. Petit déjeuner assez copieux à base de lait céréales et tartines (oui oui même en pleine forêt on a réussi à se faire des tartines grillées).

  • Départ pour le 1er transect vers 7h30.

Un transect consiste à partir marcher à travers la forêt afin de recenser les animaux que l’on voyait sur notre passage soit dans les arbres (hors oiseaux) soit à terre. Pour ne rien vous cacher pendant les 2 semaines, nous n’avons pas eu la chance de rencontrer beaucoup d’animaux. Seulement quelques capucins blancs, des serpents et des traces de jaguar, de tatous, de sangliers ou de cerfs. Donc dès que nous croisions des animaux, nous inscrivions sur une fiche, combien ils étaient, la distance approximative, la race de ce que nous voyions et ce qu’ils faisaient.

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux
Vous la voyez cette petite tête de singe ?

Quand nous recensions des traces de pas, la démarche était différentes, nous mesurions la trace, déterminions l’espèce et bien sûr pour les deux formes de recensement nous notions l’heure à laquelle nous avions vu quelque chose.

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux

Durant le transect, nous marchions continuellement tout cela en évitant de faire du bruit.

  • Vers 13h, nous rentrions au camp pour le déjeuner.

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux

  • Suite des activités entre 14h30 et 16h00

Nous partions soit pour un deuxième petit transect soit allions récupérer les vidéos pièges postées aux alentours du camps, soit nous restions au camp pour regarder les vidéos et noter dans un tableau excel ce que nous avions vu comme espèces. L’heure à laquelle nous les avions vu et combien ils étaient.

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux
Retrait des caméras trap
Congé Solidaire Equateur - En moins de deux
Retranscription des données sur ordinateur
  • 16h – 18h30 : douche et pause s’imposent !
  • 18h30 – 19h30 Dîner
  • 19h – 21h : Transect de nuit

Mon transect préféré ! J’adorais partir la nuit pour y recenser la faune mais surtout l’avifaune. C’était une marche plus lente où on avait le temps de bien observer notre environnement.  J’ai donc vu pas mal de grenouilles (c’est ce qu’on recensait le plus la nuit), des lézards, des serpents… Bref, ce fut très enrichissant.

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux
Vous la voyez cette petite grenouille ?

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux

Ce rythme a été le même pendant les 15 jours, sauf une journée où nous avons pu aller au Rio Suno, une des rivières traversant la forêt. C’était tellement agréable de se retrouver seul comme ça dans la nature, loin de tout et au calme. Il a fallu le mériter car on a fait une marche de 7 heures aller-retour mais ça en valait vraiment le coup. C’était super de se prendre une petite journée de pause comme ça.

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux

Ce que j’ai pensé du congé solidaire ?

Cette mission m’a réellement poussé dans mes retranchements. Je suis partie seule dans un pays et un continent que je ne connaissais pas tout cela dans un but de conservation de l’environnement. Même si, il est vrai, j’ai retrouvé sur place un groupe d’autres volontaires comme je suis arrivée avant et je suis restée une semaine seule après la mission, j’ai pu avoir un aperçu du voyage solo.

A côté de ça, j’ai appris quelques petites choses sur l’environnement qui nous entoure.  Sur les différentes espèces présentes en Equateur. Mais aussi, par exemple, en Amazonie équatorienne, on croise beaucoup de fourmis coupe feuilles, savez-vous ce qu’elles font de ces feuilles ? Elles en cultivent un champignon dans la fourmilière afin de pouvoir se nourrir !

Un autre « le saviez-vous » : Savez-vous comment on reconnait un mâle d’une femelle chez la grenouille ? Dans la majorité des cas les femelles atteignent de plus grandes tailles que les mâles.

Congé Solidaire Equateur - En moins de deux

Ce sont beaucoup de petites choses comme ça que nous apprenons durant ce congé solidaire et qui nous permettent de nous reconnecter à notre environnement. On prend aussi beaucoup conscience de tous les problèmes de déforestation et de braconnage dans la forêt amazonienne et comprenons que l’attrait de l’argent dicte beaucoup de choses pour satisfaire les besoins immédiats des populations environnantes ou d’autres personnes qui voient en cette forêt un énorme potentiel business.

Après cette riche expérience dans la forêt pendant 2 semaines coupé du monde, je dois quand même vous avouer que j’étais très contente de retrouver la « civilisation » et son petit confort. D’ailleurs c’est fou ce qu’on se réhabitue vite de ce confort !

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Un commentaire

  • Noscoeursvoyageurs

    Je ne connaissais pas le CSI….mais pourquoi n’est il pas populaire! Ce type d’expérience j’adore d’autant plus quand la cause est environnementale. J’imagine qu’un tel voyage transforme une personne , merci pour le partage 😉

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